Où est passé le temps d’attente ?

Posée le 10 juillet 2008 | Catégorie Analyse, Rêverie
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Vous êtes dans un lieux public. Vous attendez votre cher(e) et tendre ou ce pote qui a toujours du retard. Et là ça vous prend d’un coup. Comme un réflexe, vous sortez votre téléphone portable. Pourtant, il n’a pas sonné, vous n’avez reçu aucun SMS. Certain fume une cigarette pour passer le temps, d’autres sortent leurs consoles de jeux ou lisent leurs mails sur leurs mobile. Aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence : le temps d’attente est de plus en plus rentabilisé, monétisé, ou tout simplement rempli par des monopoles d’attentions. Et ce n’est pas nos chères têtes blondes qui en seront épargnées !

iphone enfant

Le “Wait marketing” est certainement le meilleur exemple de business de l’attente. Profitant de ce temps de trajet en métro ou d’avance sur notre RDV, les publicitaires utilisent différents stratagèmes pour nous atteindre : quotidien gratuit mêlant actu et pub, encart pub au dessus des pissoires, intersticiel pub avant la lecture d’une vidéo (preroll). Selon l’expertise de Diana Derval, auteur du Livre “Wait Marketing”, Un consommateur est deux à trois fois plus réceptif à un message pendant un moment d’attente que passif devant son téléviseur.

La demande d’attention n’est pas demandée que par les annonceurs. Un souvenir furtif me fait pensé à ces petites bestioles qu’on appelait Tamagotchi et qui vous réclamais sans cesse de l’attention. J’ai faim, je veux jouer, nettoie ma m…

Le problème, c’est qu’il n’y a bientôt plus de moment d’attente, de respiration profonde, pourtant si bénéfique en terme de prise de recul et de réflexions libres. Les accessoires électroniques couvrent de plus en plus notre mobilité. A partir du moment où l’on peut amener Internet avec soi, la connexion devient permanente, persistante. Nous sommes de plus en plus sollicités.

Faites le test. Au courant de la journée et si vous le pouvez, déconnecter-vous de tout ce qui pourrait focaliser votre attention : walkman, journaux, téléphone, musique, écrans. Au mieux, sortez prendre un peu l’air pendant un quart d’heure. J’en reviens tout juste. Et bien, ça rends les idées plus claires. J’en parle un peu comme d’une découverte alors que c’est vraiment bête et méchant. Malgré tout, je ressens parfois cette baisse de “temps de cerveau disponible”, pas vous ?

C’est pourtant dans ces moments de flottement, de suspension du temps que les idées me viennent le plus. Insomnie d’été, calepin à la main entre 2 et 3 heures du matin, l’inspiration prend forme. Des fois, j’aimerai pouvoir réaliser mes projets avec un autre outil que l’informatique… cela reste un doux rêve que je ne saurai concevoir.

Les usages peuvent-ils déterminer la nature d’un service ?

Posée le 8 juillet 2008 | Catégorie Analyse
6 réponses

C’est le monde à l’envers. Il y a près d’un an, j’étais l’un des premiers de ma boite à tester Twitter, par pur curiosité. Un ami m’avait parlé du concept alors je me suis dis pourquoi pas. Le problème c’est que vous êtes quasiment tout seul au début. Mes collègues trouvaient ça complètement inutile à l’époque et c’est vrai que j’avais du mal à y trouver un quelconque intérêt. Aujourd’hui, c’est eux qui l’utilisent le plus.

En quelques mois, beaucoup de geeks l’ont adopté. Quand les notifications de suivi se multiplie, c’est que la sauce commence à prendre. Plus vous suivez de gens, plus le flux s’intensifie, plus ça devient difficile à suivre, moins le service est utile. Si vous ne faite pas gaffe, vous vous retrouvé avec un brouhara de twits de publications blog, de 3615 Mylife et de “Je vais me doucher”, “Ou sont passé mes clés ?” ou “Bonne nuit à tous” ce qui vous pousse à faire le tri dans vos suivis.

Pour ma part, il m’est très utile pour publier des Questions flash. Ou que je sois, il m’arrive d’avoir des interrogations. Je les notais dans mon calepin pour les bloguer plus tard (ou ne jamais les bloguer), aujourd’hui je les postes sur Twitter avec mon iPhone et les partages sur mon blog grâce à un widget associé. Pour répondre c’est très simple, il suffit d’avoir un compte et de publier un twit’ commençant par “@sylvainw“. Ce même widget récupère toutes les réponses en temps réel et les affiches. Autrement, je continue les déclinaisons du concept avec les Questions illustrées, elles aussi publiées en live grâce à l’Internet mobile. Je ne sais pas si c’est un progrès ou une idée stupide, en attendant je teste ;)

En fait, ce qui est incroyable, c’est que ce n’est pas le service qui a déterminé les usages, mais les gens qui lui ont souvent trouvé des utilités. En tant qu’entrepreneur, est-il possible de prévoir ce que les utilisateurs feront avec votre application ? N’y a-t-il pas une part d’aléatoire dans l’adoption ou le désintéressement d’un tel service ? L’effet de mode est vraiment quelque chose d’éphémère et de difficile à créer, souvent les créateurs sont dépassés par l’intensité du phénomène.

Après un usage consolidé par les Early Adopters, nous entrons aujourd’hui dans une deuxième phase d’épanouissement produit, celle de l’adoption ou non par le grand public. Et ça, c’est une autre histoire…

La communication participative est-elle plus rapide que les médias traditionnels ?

Posée le 3 juillet 2008 | Catégorie Info
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Ça y est, le buzz “Betancourt” est lancé. Dans les médias, sur le web, on ne parle plus que de ça et je pense qu’on va en bouffer pendant plusieurs jours. Son interview va se vendre à prix d’or, l’édition de son bouquin encore plus. Bref, cela m’a poussé à formuler une nouvelle question : La communication participative peut-elle être plus rapide que les canaux traditionnels de transmission d’informations ?

En essayant de trouver des éléments de réponse, je déduis que Twitter est certainement le services web communautaire de publication instantané le plus rapide. En utilisant le service Summize sur la requète “betancourt”, j’ai réussi à retrouver le premier Twit’ annonçant la libération :

Twit_betancourt

Traduit de l’espagnol, cela donne : “Sauvetage de Ingrid Betancourt”. Simple, direct, digne d’une dépèche AFP. D’après son profil, il s’agirait d’un jeune homme Colombien agé de 24 ans et résidant à Bogota, ville correspondante justement au point de chute du sauvetage. Celui-ci a certainement appris la nouvelle par les médias locaux qui ont été les tout premiers a laché l’info publiquement. Ce Twit’ pourrait être la première étincelle du buzz web. C’est beau ;)

Personnellement, j’ai été mis au courant par une dépèche SMS, envoyé par SFR.
Et vous, comment avez-vous appris la nouvelle ? Facebook, Twitter, blogs, tchat… ou médias traditionnels ?

Combien de mobiles avez-vous déjà possédé ?

Posée le 11 juin 2008 | Catégorie Technologie, Sondage
11 réponses

Source : Suchablog via Giiks via GeekInTouch via E2Save via …

Ce n’est pas dans mes habitudes de relayer une vidéo déjà mainte et mainte fois reprise, mais celle-ci m’a donné une idée de question. Avez-vous déjà listé tout les téléphones portables que vous avez eu en votre possession ? Après quelques recherches sur Google Images, j’ai réussi à tous les retrouver. Séquence nostalgie :

mobile

Incroyable, en 8 ans de mobilité j’en suis déjà à mon sixième téléphone ! Je me passerai d’écrire une chronique bidon sur ce que j’ai aimé ou pas dans l’usage de chaque téléphone. Voici juste deux VDM sur deux d’entre eux, anecdotes que je ne suis pas prêt d’oublier :

Et oui, avec la NGage, on téléphonait sur la tranche de l’appareil. Tout un concept. Je vous conseille le site SideTalkin.com, qui est un vrai recueil de foutages de gueule sur le sujet.

En dehors de toutes fascination geek, je suis effaré par la montée de cette consommation universelle de périphérique mobile, idem pour les lecteurs MP3 et les PDA. Les téléphones mobiles deviennent de plus en plus des produits consommables, quasiment jetables, mouvement alimenté d’une part par les opérateurs qui se soucis bien plus du renouvellement de votre période de “fidélité” (ou verrouillage, appelez-le comme vous voulez) que du développement durable. Il vous file des téléphones gratuits ou au rabais en échange d’un nouveau verrou. D’autre part, les gens ont pris l’habitude de changer régulièrement pour quelque chose de mieux. Les early adopters et autres influenceurs de la blogosphère sont certainement les plus touchés par le phénomène. Bref, une “fabuleuse” ascension technologique dont il est difficile d’échapper.

Et vous, combien avez-vous posséder de téléphone mobile ? Certainement plus que moi… Pour ceux qui aurait quelques trous de mémoire, voici un historique de tout les téléphones Nokia sortis à ce jour.

Sinon, j’ai compté 14 réseaux WIFI passant par mon salon. En réponse flash, mon ami Galdric me dit qu’il en capte 17 ! Qui dit mieux ?

PS : Tiens, d’autres internautes se sont posés la même question.

Doit-on parler moins pour agir plus ?

Posée le 4 juin 2008 | Catégorie Technologie, Organisation
2 réponses

“Parlons moins, agissons”. C’est un slogan un poil provoc, provenant de la dernière campagne d’une très grosse multinationale informatique. Plusieurs spots appellent à l’action, face au climat ambiant très orienté vers le dialogue sans fin.

agissons

Une chose est sûr, ça blablate lorsqu’il s’agit de parler des nouvelles technos et ce n’est pas les pros du web qui diront le contraire. Souvent, c’est la passion qui prends le dessus. C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas. Il y a tellement de blogs intéressants, tellement de gens talentueux qu’il est facile d’en tomber accro, vous poussant dans une infobésité chronique dont il est difficile de guérir. On expertise, on vulgarise, on réfléchi ensemble ou tout seul, on refait le world wide web, plus connecté et plus ami que jamais. L’overdose serait-elle proche ?

Il est clair que le flux continu d’informations que ce soit sur le web ou en conférence apporte une veille riche et passionnante mais peut aussi provoquer une montée du manque de productivité notable. L’arrivée du “web communautaire”, comme je préfère le nommer, a certainement révélé de nombreuses vocations, interrogations et problématiques diverses, que ce soit au niveau de l’usage, du partage, de la convergence ou de l’intelligence collective. La technologie est tellement mouvante qu’il est parfois difficile de la suivre tant le rythme est élevé.

Ceux qui en parle le plus sont-ils ceux qui en font le moins ? Pas forcément, certains arrivent à gérer les deux en même temps avec une efficacité quelque fois incroyable. N’est pas technicien communiquant qui veut !

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