Connaissez-vous le widget Galaxy ?

Publié le 13 mai 2008 | Catégorie Vidéo, tKaap
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Nouvelle invention sortie tout droit du labo tKaap, le widget Galaxy. Il vous est maintenant possible d’exporter n’importe quel Galaxy sur votre blog. Pour ceux qui ne suivent pas le projet tKaap, Galaxy est un outil qui vous permet de parcourir le contenu de Dailymotion (et bientôt Youtube et Flickr) à toute vitesse et à l’infini dans une interface 3D modulable. Vous trouverez plus d’infos ici, sinon vous avez aussi les slides explicatifs et l’interview :)

Pour exemple, voici un anneau constitué de mes réalisations VJ avec le groupe electro expérimental Absent. Vous pouvez facilement agrandir le player en cliquant sur le bouton “zoom” en dessous du bouton “fermer”. Petite promo, nous avons une prochaine date à Lille le samedi 31 mai au bar l’Hybride. J’aimerai beaucoup partager mon expérience de VJ sur ce blog. Après je ne sais pas si ça intéresse les gens. Cela concerne les nouvelles technos aussi, dans une approche plus alternative qui me plait beaucoup… à voir. Bon visionnage aux quelques flâneurs passant par là.


tKaap Galaxy : Membre “absent

Vous avez dit tKaap ?

Publié le 21 avril 2008 | Catégorie tKaap, Evénement
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Juste un petit billet pour vous informer que l’essentiel de mon actualité professionnelle se passe en ce moment sur le projet tKaap dont le premier outil a été dévoilé lors du festival international du webdesign de la semaine dernière. Pendant la conférence, les 250 personnes de la salle ont pu découvrir “Galaxy” en avant première. Il s’agit d’un lecteur multimédia pour le web communautaire.

Les premiers retours sont plutôt positifs et nous nous réjouissons de la prochaine version en préparation, dont les modifications seront directement orientées en fonction des nombreux feedbacks que nous recevons. N’hésitez pas à donner votre avis, nous répondons au fil de l’eau. Bon début de semaine !

Galaxy 1.0

Gelée de mars, Tonnerre en avril ?

Publié le 25 mars 2008 | Catégorie Evénement
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Après un “Freeze” au trocadéro, et un week-end sympatique à Barcelone, je me prépare à attaquer un mois d’avril qui s’annonce particulièrement chargé en ondes créatives.

Jetez un coup d’œil rapide à la seconde colonne du blog, rubrique “Evénements”. Au menu du mois à venir, ce n’est pas moins de 7 rendez-vous qui m’attendent… vous attendent peut être. Tous gratuit, ils constituent un fabuleux moyen de se tenir au courant des nouvelles tendances, technos et usages du web :

liste événements

En espérant vous croiser à un ou plusieurs de ces événements :)
“Au moment où commence avril, l’esprit doit se montrer subtil” …Vaste dicton !

tKaap de quitter Dailymotion ?

Publié le 1 mars 2008 | Catégorie Dailymotion, tKaap
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C’est avec beaucoup d’émotion que j’écris ce billet. Il est 4h30 du matin et je n’arrive pas à trouver le sommeil. Et pour cause, ce 29 février déjà si rare en temps normal (puisqu’on ne le croise que tout les quatre ans) fut pour ma part un jour très particulier.

Ce 29 février 2008 marque certainement un tournant dans ma jeune carrière professionnel. Après un an de bons et loyaux services, je quitte Dailymotion.

Je tiens à remercier l’ensemble de mes collègues pour leur générosité de partage, leur sympathie face au centaines de milliers de questions que j’ai pu leur poser. Merci à vous de m’avoir transmis une partie de vos connaissances, beaucoup en développement mais aussi en management produit, en gestion de projet, en ergonomie. Merci de m’avoir enseigner un bout de ce savoir-faire si précieux qui fait qu’une petite boite de geeks est devenu cette société de 90 personnes dont tout le monde parlent.

Au delà des considérations techniques, merci de m’avoir fait partager vos geekeries, vos marades, votre gouts du travail bien fait, votre obscurité parfois. Je pense notamment aux gens qui restent dans l’ombre, qui ne sont pas forcément mis sur le devant de la scène mais qui font un travail vraiment formidable.

Cette expérience a été très enrichissante d’un point de vue professionnel et personnel. C’est une aventure humaine que je ne suis pas prêt d’oublier.

Et la suite ?

Certains lecteurs assidus l’auront peut être deviné en lisant l’intitulé de ce billet, je me lance dans une nouvelle aventure !

Je suis certain que si vous travaillez dans le Web et que vous avez une petite âme d’entrepreneur, vous avez conscience qu’une petite idée pourrait vous amenez loin, qu’une petite idée pourrait bouleverser le cours des choses…

Il y a quelques mois, Jacinthe et moi avons eu cette idée. Vous l’appellerez comme vous voudrez : une idée folle, l’idée du siècle, le graal 2.0 (aie!), un futur bide, une bonne piste… bref, une idée précieuse, une idée qui passe de semaine en semaine en gardant toute sa force, une idée de service web qui perdure dans nos esprits comme quelque chose de neuf, quelque chose de potentiellement monétisable (c’est important), quelque chose qui pourrait avoir un coût de fonctionnement bas et maitrisé. Une idée qui en génère des centaines d’autres derrière elle.

Je suis jeune, je prends le risque de concrétiser cette idée. Nous nous donnons l’opportunité de réussir et surtout… nous partagerons avec vous l’avancée du projet, en temps réel sur le blog : de la charte graphique au développement, de la conduite de projet aux choix stratégiques. Ainsi vous pourrez assister à l’évolution du projet au jour le jour. C’est un sacré pari.

C’est parti, c’est maintenant et ça s’appelle tKaap.com

logo tKaap

Et puis c’est décidé, je me met à écrire sur ce blog pour de vrai. Nom d’un poke !

Que faut-il retenir de “Getting Real” ?

Publié le 18 février 2008 | Catégorie Coup de cœur, Gestion de projet
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Souvent cité dans les conversations mondaines 2.0, Getting Real est un livre culte dans lequel il fallait que je plonge. Déjà très attiré par les méthodes de développement agile et par Ruby on Rails, l’œuvre de l’équipe de 37Signals m’a convaincu sur de nombreux points. De ma pèche fructueuse, je vous ramène quelques beaux poissons, morceaux choisis dont vous seul serez juge de leurs valeurs :

Getting Real

Spécimen n°1 : Une entreprise défensive et paranoïaque ne peut penser en avant ; elle ne peut que penser en arrière. Elle ne conduit pas ; elle suit.

Spécimen n°2 : Au lieu de faire une chose de plus, faites une chose de moins. Au lieu de faire une solution complexe, faites en une de simple.

Spécimen n°3 : Les contraintes force la créativité.

Spécimen n°4 : Plus vous êtes léger, plus le changement est facile. L’entreprise légère aura deux métros d’avance alors que l’entreprise plus lourde en sera encore à s’interroger sur la ligne à emprunter. Tout l’argent, tout le marketing, toutes les équipes du monde ne vous achèteront pas la souplesse d’être petit.

Spécimen n°5 : Gardez l’équipe aussi petite que possible. La loi de Metcalfe, qui dit que “la valeur d’un système de communication croit avec le carré du nombre d’utilisateurs de ce système” comporte un corollaire en ce qui concerne les équipes de projet : l’efficacité d’une équipe est approximativement inverse au carré du nombre de membres de cette équipe.

Spécimen n°6 : Que représente votre application ? De quoi s’agit-il ? Avant de commencer à concevoir ou à coder vous avez besoin de savoir le but de votre produit — la vision.

Spécimen n°7 : Au début ignorez les détails. Les détails se révèlent par l’utilisation de ce que vous construisez. Vous allez vous apercevoir de ce qui a besoin de plus d’attention. Vous allez sentir ce qui manque.

Spécimen n°8 : Concentrer-vous sur l’essentiel. Travaillez du plus grand au plus petit. Ne sur-construisez pas. Créez une très bonne application ensuite souciez vous de ce qui doit être fait une fois qu’elle devient un grand succès.

Spécimen n°9 : Le client n’a pas toujours raison. Internet rend la tâche de trouver les bonnes personnes plus facile que jamais.

Spécimen n°10 : Si vous essayez de plaire à tout le monde, vous n’allez plaire à personne. Reconnaissez pour qui votre application est réellement faite et concentrer vous à leur plaire.

Spécimen n°11 : Ne courtisez jamais du monde qui ne sera jamais heureux.

Spécimen n°12 : Même si vous avez à votre disposition les 100 meilleurs personnes au monde, il serait très mauvais de tous les engager. Il n’y a aucun moyen de digérer autant de monde dans une cohérence générale. Vous aurez des incompatibilités de personnalités, des délais de communications, de prises de directions différentes etc.

Spécimen n°13 : Les employés ont besoin d’un temps ininterrompu pour mener les tâches à bien. Les moments d’isolement déclenchent les vrais progrès.

Spécimen n°14 : Réduisez le nombre de réunion. Célébrez les petites victoires. La chose la plus importante dans le développement d’application, c’est la motivation.

Spécimen n°15 : Les petites équipes ont besoin de personnes pouvant porter plusieurs casquettes. Vous aurez besoin de designers sachant écrire et de développeur qui comprendront le design.

Spécimen n°16 : Embaucher quelqu’un qui est excité d’imaginer construire ce que vous construiser. Quelqu’un qui déteste ce que vous détestez. Quelqu’un qui est très heureux de monter à bord de votre train.

Spécimen n°17 : Si vous devez décider entre un petit nombre de personnes qui conviennent à un poste, toujours engager le meilleur rédacteur. Etre un bon rédacteur, c’est plus que des mots. Un bon écrivain sait communiquer et rend les choses faciles à comprendre.

Spécimen n°18 : Créer l’interface avant de commencer à programmer. Ce que vous vendez c’est ce que les gens voient. Si vous contentez de pondre une interface à la fin du projet, les lacunes apparaitront.

Spécimen n°19 : Un développeur heureux est un développeur productif. C’est pour cela que nous cultivons le plaisir du travail et que vous devriez en faire autant.

Spécimen n°20 : Si les développeurs étaient payés pour supprimer du code au lieu d’en écrire du nouveau, les applications seraient bien meilleurs

Spécimen n°21 : Oubliez les spécifications formelles. Elles vous force à prendre des décisions importantes trop tôt dans le projet. Aller au delà de la phase de spécification et vous conserverez la flexibilité du changement.

Spécimen n°22 : Faites qu’il soit aussi facile que possible de s’inscrire - et de se désinscrire - à votre application.

Spécimen n°23 : Pour pour faire monter la mayonnaise, prévoyez un lancement hollywoodien : 1) Aguicher, 2) Montrer en avant-première, et 3) Lancer sur le marché. Le nom c’est l’hameçon. Donner à votre application un nom facile à retenir.

Spécimen n°24: Le meilleur moyen de connaître les forces et les faiblesses de votre logiciel, c’est encore d’écouter les utilisateurs. Vous et votre équipe devriez savoir ce que vos clients disent. Il n’y a pas de substitue aux vrais utilisateurs qui utilisent votre application en condition réelles. Obtenez de vrai feedback. Ensuite, optimisez en fonction de cette information.

Spécimen n°25 : Publiez les mauvaises nouvelles pour vous en débarrasser. Si quelque chose va mal, dites-le. Même si vos clients ne s’en étaient pas aperçus.

Spécimen n°26 : Un blog ne fait pas que montrer que votre application est vivante, cela rend votre entreprise plus humaine. N’hésitez pas à conserver un ton amical et personnel.

Spécimen n°27 : N’utiliser pas la “béta” comme bouc-émissaire. Les version bétas privées sont utilies, les bétas publiques sont une connerie. Si ce n’est pas assez bon pour le public, ne le mettez pas entre les mains de vos clients. N’attendez pas que votre produit atteigne la perfection. Ce moment n’arrivera pas. Prenez la responsabilité de ce que vous mettez en ligne. Poussez le et appelez-le version.

Spécimen n°28 : Attendez que les réactions épidermiques aux changements s’atténuent avant d’agir. Rappelez-vous également que les réactions négatives sont presque toujours exprimées plus fortement et avec plus de passion que les réactions positives.

Spécimen n°29 : N’en rajoutez pas pour le plaisir d’en rajouter. C’est comme ça que les applications deviennent boursoufflées. Il n’y a pas besoin de survendre en ajoutant de plus en plus de fonctions, il suffit que vous fournissiez un service dont la valeur soit constante.

Spécimen n°30 : Voyez Flickr. Au début, c’était un jeu multi-joueurs en ligne appelé le Jeu Sans Fin. Ses concepteurs se sont vite rendu compte que ses fonctions de partage de photos constituaient un produit plus crédible que le jeu lui-même (qui fut en définitive abandonné). Soyez prêts à admettre vos erreurs et à changer de cap. Ayez l’esprit surfer. Surveillez l’océan. Trouvez où les grosses vagues déferlent et agissez en conséquence.

Quels services seriez-vous prêts à payer ?

Publié le 18 janvier 2008 | Catégorie Analyse, Sondage
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A l’heure où tout est gratuit ou presque sur le net, notamment grâce à la publicité, la grande question du modèle payant subsiste. Parfois expérimentée au travers de compte dit “Premium”, cette stratégie reste marginale et ciblée sur les utilisateurs les plus actifs (en dehors des services de rencontre).

web 2.0 pixel art

Pour nous mettre en condition de réflexion, éloignons-nous un moment de nos pratiques actuelles et de notre quotidien d’internaute. Imaginez que vos services préférés deviennent tout à coup tous payants. La qualité des services est décuplée (stockage, écoute, contact illimité), la publicité envahissante n’est plus, mais vous n’avez plus accès à quoi que ce soit sans payer. Vous utilisiez certains de ces services tous les jours. Maintenant, vous êtes contraint de faire des choix. La question pourrait donc être reformulé ainsi :

Si vous étiez obligé de payer chaque service web, lesquels retiendriez-vous ?

Pour ma part, voici un choix par ordre de dépendance :

La liste est tout de même assez longue mais si je devais débourser 100 à 150 euros par an pour ces outils, je le ferai. Je vous avoue que toute cette gratuité m’effraie parfois, l’utilisateur ne sais aujourd’hui plus très bien s’il est client ou pas, vu qu’il ne paye que de sa présence sur le site.

Et vous, si vous étiez ce client, quels services gratuits seriez-vous prêts à payer ?

MAJ du 26/01 à 21h30 : Voici un palmarès, actualisé régulièrement d’après vos commentaires. Merci de votre généreuse participation !

Les internautes peuvent-ils faire revivre une musique ?

Publié le 5 janvier 2008 | Catégorie Buzz, Vidéo, Musique
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Focus sur un exemple flagrant : le morceau des Daft Punk “Harder, Better, Faster, Stronger”. Comparé aux énormes tubes que sont “One more time” et “Aerodynamic” présent dans le même album “Discovery” sortie en 2001, ce titre est pourtant passé quasiment inaperçu. Il semblerai que le morceau ait été rapidement évincé de la stratégie marketing et du plan média de l’époque. Aurait-il été jugé comme trop avant-gardiste lors de sa sortie ? Ou bien, a-t-il perdu en intensité face aux autres tubes du groupe ? Peut-être un peu des deux. Il est avéré que les Daft Punk ont subit beaucoup d’incompréhensions de la part des critiques lors de la sortie de leurs albums successifs.

Toujours est-il qu’en 2007, la communauté web décide de s’emparer du morceau en question, et l’utilisant comme fond sonore de multiple créations vidéos plus déjantées les unes que les autres. Ci-dessous trois utilisations à découvrir ou redécouvrir :

Daft hands

A voir aussi, la même chose en vitesse X2, vitesse X6 et aussi une version corporelle à ne pas manquer.

Girl en mode groovy

Stronger à Capella

Il est formidable de voir à quel point un morceau que l’on croyait mort renait de ces cendres au travers de la communauté créative sur les sites de partage. Il semblerai que cette musique du passé ait été porteuse d’un véritable élan de créativité vidéo… six ans plus tard !

Aujourd’hui, le titre connait son heure de gloire, notamment grâce à la reprise interprété par Kanye West “Stronger“. Est-ce un signe de réactivité de la part de sa maison de disque, au regard de la nouvelle popularité du titre sur le web ? Dans tout les cas, force est de constater que les Daft Punk sont plus que jamais un groupe actuel.

Peut-on être développeur et communiquant ?

Publié le 29 décembre 2007 | Catégorie Analyse, Second degrés
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Voilà une question qui me fait réfléchir ces derniers temps. Pourtant, il y aurait une réponse toute faite : un développeur est, par nature, un non-communicant. Pour le commun des mortels, le développeur ou programmeur est vu comme discret voir introverti. Tantôt cerveau, souvent exécutant, cet invertébré issue d’une espèce de geeks nocturnes vit dans un monde parallèle au notre… euh, au votre. Travailleur de l’ombre, le développeur n’a pas le temps de discuter, pas le temps de dormir, pas le temps de regarder les gens en les saluant, pas le temps de manger car, c’est bien connu : “le temps, c’est du code”. Passionné d’informatique et dévoué à son Blackberry/iPhone lorsqu’il est privé d’écran, le développeur aime pourtant ces longues discussions techniques qui le distinguent lorsqu’il est en groupe. Chipotant d’une virgule ou d’un point, il se doit d’être pointilleux car le perfectionnisme, c’est son métier.

Deux visions opposées ?

2 visions opposées
Quant il existe, le développeur-communiquant peut être mal vu pas ses pairs. Et pour cause ! Il est différent des autres, et tout ce qui est différent fait peur. Il est un trolleur-blogueur-bullshiteur dont ils se passeraient bien. Il est un mouton noir, une anomalie congénitale, une vecteur d’hérésies faisant la risée de toute son espèce. Plus vraiment développeur, pas vraiment communiquant, il erre à la recherche d’un métier qui n’existe pas.

Et pourtant, il y a du bon de communiquer : communiquer pour transmettre, communiquer pour échanger, communiquer pour s’affirmer, communiquer pour partager, communiquer pour apprendre,… communiquer pour mieux comprendre. Certains diraient : “Evangéliser les foules”. Je parlerais plus d’échanges bidirectionnels qui, en augmentant la qualité des interactions, facilitent la compréhension de l’information.

Des objectifs différents ?

Je suis souvent sidéré par la distance qui sépare un développeur d’un utilisateur. Le développeur est soumis a de nombreuses contraintes (temps, technique, compatibilité, charge) qui le pousse à se concentrer très souvent sur des détails très pointus. Imaginez une montre constituée de centaines de rouages imbriqués les uns dans les autres. Le développeur a les mains dans le cambouis constamment, il sait qu’il va devoir mettre de l’huile par ici (optimizing), changer cette pièce-là (refactoring) ou nettoyer ce grain de sable qui ralenti tout le mechanisme (bug). Pendant ce temps, l’utilisateur lambda n’a pas la moindre idée de la complexité et de la finesse de ce qui se passe derrière. Ce qu’il souhaite c’est que sa montre lui plaise, qu’elle soit robuste, légère et surtout, qu’elle donne l’heure.

Vulgariser, pour quoi faire ?

L’utilisateur lambda n’existe pas, le développeur lambda n’existe pas non plus et heureusement.
A l’instar de l’évolution d’un Internet de plus en plus tournée vers le contenu généré par les utilisateurs, les professions et profils du web sont en constante mouvance : certaines naissent encore, d’autres se transforment dans un rythme de plus en plus effréné… et nous n’avons pas fini d’en voir. Alors un développeur-communiquant, pourquoi pas !

Dailymotion en 3D ?

Publié le 30 novembre 2007 | Catégorie Dailymotion, Buzz
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Voilà quelques mois que je n’avais pas posté de billet ici. Et pour cause, je travaillais sans relâche sur un projet expérimental qui me tiens particulièrement à cœur : le Jukebox 3D.

Pour faire court (confidentialité oblige), il s’agit donc d’une interface en 3 dimensions vous permettant de parcourir ultra-rapidement les vidéos de Dailymotion sur un caroussel modulable et intéractif.
Il y a plein de choses à découvrir dans l’usage de l’application : pagination, plein écran, filtres de recherche, et surtout… la navigation au clavier). Initié à l’origine pendant le Hackaton, une version est enfin disponible en test. Vous pourrez y jeter un coup d’œil dans le labs de Dailymotion ou directement ici.

Jukebox3D

J’ai utilisé des technos très prometteuse comme le fameux framework Papervision 3D (très à la mode en ce moment), le moteur d’interface Flex, mais aussi Blender et son export XML 3D Collada.

N’hésitez pas à me soumettre vos critiques constructives en commentaire de ce billet. Je suis curieux de connaître votre 1ère approche.

C’est un premier jet donc soyez indulgent. A très bientôt !

MAJ du 30/11 à 13h13 : Merci aux blogueurs et newsers qui ont relayés l’info :
(par ordre de publication)

MAJ du 30/11 à 23h00 : Le Jukebox 3D vient de passer l’épreuve de l’Ergospeed.
L’analyse mérite le détour !

Avez-vous déjà été interviewé ?

Publié le 27 septembre 2007 | Catégorie Dailymotion
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Pour ma part, c’est la première fois. Je sais que ça ne se fait pas trop de publier sa propre interview, mais je me suis dit : quoi de mieux que de répondre à de vrais questions ouvertes ? Voici donc l’interview dans son intégralité.
Un grand merci à Twenty1.fr !

Twenty1
« Nous lançons aujourd’hui une série d’interviews concernant la vision du web par ceux qui le font et qui le feront évoluer dans les mois et années à venir. Nous débutons cette série par Sylvain Weber, développeur web chez Dailymotion. Bonne lecture!!!

Bonjour Sylvain, tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre aux questions twenty1, la première sera toute simple comment vas-tu ?

Bonjour Christophe, je trouve enfin un peu de temps pour te répondre tranquillement. Et bien, on va dire que ça roule !

Ok, maintenant on va rentrer dans le vif du sujet et pour que nos lecteurs comprennent bien qui tu es, est ce que tu peux te présenter rapidement ?

En quelques mots, je suis Sylvain Weber, j’ai 23 ans dans quelques semaines, et je suis développeur Web chez Dailymotion. Les gens essayent souvent de me mettre dans une case, mais on va dire que j’ai un profil “hybride”, plusieurs casquettes qui me font m’intéresser à plein de choses : l’innovation web, la communication virale, les standards, l’ergonomie, la 3D dans Flash, la création vidéo… Je construis mon profil autour de cette polyvalence qui fait finalement ma plus grande force. Webdesigner de formation, j’apprends énormément de chose en programmation depuis mon arrivé chez Daily en avril. C’est à la fois très excitant et très épuisant, mais je me porte bien, rassures-toi ;) J’ai la chance de travailler sur des projets géniaux qui sortirons très bientôt mais chut… c’est un secret !

Est ce que tu peux me donner ta vision du web actuel (positif ou négatif) ?

Pour parler franchement, mon avis concernant le web est plutôt mitigé en ce moment. Dans le milieu, on utilise l’expression web2.0 à toutes les sauces : “Chez nous c’est ambiance web2.0″, “Ce design est 100% web2.0 !” ou bien dans les offres d’emplois “nous recherchons un chef de projet web2.0″. Il y a deux ans, le terme matérialisait un profond changement de mentalité, de technologie et de pratique. Aujourd’hui le “web2.0″ est une mode, un argument marketing, une effervescence des esprits provoquant une déferlante d’énergie positive quasiment incontrôlable. Le retour sur terre est proche…

A ton avis quelle en sera l’évolution dans les années et même plus rapidement dans les mois à venir ?

Difficile à dire. A court terme, je dirai que peu de choses vont changer. Levés de fonds, rachats à plusieurs millions de dollars, des concepts toujours plus ” web2.0″ où comment joindre l’inutile à l’agréable. A long terme, les petites grenouilles mourront alors que les plus obstinées gonfleront pour devenir peut être aussi grosse que le boeuf Google. Facebook est un spécimen intéressant, à surveiller de très près.

Est ce que tu penses comme certains et comme la rumeur actuelle qui circule que les blogs vont disparaître ?

Je ne crois pas à cette légende urbaine. Selon moi, tout les blogs ne vont pas disparaître, mais certains blogueurs vont arrêter ou se lasser de l’écriture, tout simplement parce qu’ils ont voulu être “à la mode” en ouvrant un blog, puis se rendent compte au fil des billets qu’ils n’ont plus rien à dire, qu’ils ne savent pas écrire ou que l’audience attendu n’est pas au rendez-vous. Certains autres se rapprocherons pour écrire sur des plate-formes communes comme celle de theFeedr.com dont je fais partie. Je remarque que les termes “web2.0″ et “blogueurs” sont presque devenus péjoratif. La profession parle plutôt de web collaboratif ou des nouveaux usages du web, expressions qui digèrent le pic d’innovation pour se tourner plus sereinement vers un futur moins rêveur mais plus réaliste face aux ambitions du web de demain. Et je reste convaincu qu’un blog professionnel est mille fois plus efficace qu’un CV ou un test à l’embauche et surtout, bien plus humain.

Pour toi une démarche de marketing viral pour une TPE voire une PME, est ce que ça a du sens? et si oui quelle démarche adopter ?

Tout dépends du domaine d’activité et de la tranche de population visé. Comme je l’explique dans mon analyse de buzz vidéo (ndlr: nous publierons prochainement cette analyse, en attendant n’hésitez pas à suivre ce lien, analyse fort intéressante), il y a plusieurs facteurs influants la réussite d’un buzz. Le premier paramètre est aussi le plus important : mettre l’accent sur la qualité de la vidéo. Qu’elle soit créative, insolite, drôle, tendance ou décalé, jouez des coudes pour pondre la vidéo la plus inédite et la plus impactante possible pour votre auditoire. Deuxièmement, retenez bien que le succès d’une campagne virale n’a pas forcément de corrélation avec l’investissement financier. C’est un vrai combat d’idée. Troisièmement, mettez votre vidéos sur un maximum de plate-formes différentes pour multiplier vos chances d’être vu, en sachant qu’une mise en avant sur la page d’accueil d’un ou plusieurs site de partage vidéo est toujours un bon tremplin dans votre quête d’audience.

On peut peut être profiter de ton statut de développeur chez Dailymotion pour que tu nous mettes en avant 2/3 améliorations récemment sortie qui pourraient intéresser les petites entreprises ?

Les dernières améliorations portent plus sur l’utilisateur lambda : compatibilité iPhone/Ebay/Skype, version mobile SFR, plugin Facebook, nouveau header/footer etc. Les petites entreprises pourrons notamment être intéressées par le nouveau uploader exportable qui permet d’envoyer des vidéos sur Dailymotion à partir de n’importe quel site web. Sympa non ?

Comment vois tu la montée du Social Media Optimization (SMO) ?

Je suis pour l’ouverture des “frontières”, notamment grâce aux API, RSS et autres usages déportées de la plate-forme de base. Par contre, je vois plutôt d’un mauvais œil les pratiques de spam qui visent à promouvoir un contenu hors-contexte de manière artificielle à des fins marketing.

Comment vois-tu les réseaux sociaux virtuels ? véritable enjeu pour les entreprises ou juste mode passagère ?

LinkedIn, Myspace et FaceBook sont incontestablement les réseaux sociaux du moment. L’enjeu pour les entreprises est énorme, que ce soit pour LinkedIn qui est une plate-forme exclusivement professionnelle mais aussi pour Facebook qui en train d’amasser un nombre considérable d’informations sur ses usagers. La bataille de l’information est en marche.

Un autre commentaire que tu souhaites ajouter concernant le web et que l’on n’a pas abordé lors de cet entretien ?

Je terminerai par un aphorisme qui résume bien mon état d’esprit du moment : “Qui vivra verra” . Je l’accompagne de cette définition trouvé sur le web et qui correspond si bien :

A quoi sert ce proverbe ? A couper court, à stopper trop d’imagination, trop de prédictions, trop d’anticipation. En effet, dans l’attente d’un événement, quand on ne sait pas comment ça va tourner, on a tendance à faire de nombreux pronostics, à inventer à l’avance des scénarios, en fonction de ce que l’on sait, de ce qu’on l’on espère, de ce que l’on pressent… Ca ne sert pas à grand chose, mais comment s’en empêcher ! On a presque l’impression qu’on va dominer l’avenir, à force d’essayer de le deviner.

Le proverbe « qui vivra verra » est comme un mot de modestie. Il sert à dégonfler les rêves. Même s’il est un peu fataliste, il donne une leçon de patience et de réalisme. « Attends un peu ! Tu verras bien ! Tu n’es pas le bon Dieu ! Ce n’est pas toi qui fais le monde ! » Il y a un peu de malice là-dedans, comme un petit sourire. Et c’est vraiment un proverbe, qui commence par ce pronom : « Qui vivra… » Ça donne à la phrase une allure ancienne, ce qui lui donne cet air de sagesse inimitable. Et on l’a parfois comparé à un autre dicton, espagnol celui-là, rendu célèbre par une chanson, même si cette chanson est américaine : « Que sera sera » Ce qui sera, sera ; ce qui doit être sera.

Source : RFI.fr

Sur cette dernière question je vais être nombriliste, que penses-tu de notre blog, n’hésites pas à nous flatter on adore ça!!!

Très bon billets, une écriture soignée et une réelle valeur ajoutée dans chaque analyse. Continuez comme ça ! »

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